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FORMATIONS ACOULOGIA EN FÉVRIER ET MARS 2026 : L'OBSERVATION AU SERVICE DE LA CRÉATION
MICHEL CHION propose deux week-ends
de formation : l'un consacré à l'observation audiovisuelle (28 ...
LA CRÉATION DES SONS POUR LA MUSIQUE CONCRÈTE, une problématisation, chapitre 7
18 janvier 2026
Cette image est tirée d'une vidéo tournée en 2012 par Rodrio Maia Sacic, à qui je montrais les techniques personnelles que j'emploie en studio avec les magnétophones à bande ; ici, j'illustre concrètement un des exemples de défilement contrarié, comme je l'appelle, décrit plus loin en IV/e ….. Dans cette démonstration, une bande magnétique défile à partir du magnétophone 1, passe sur la tête de lecture de ce magnétophone, avant de repasser sur les têtes du magnétophone 2 à sa droite (de sorte que le même son est lu deux fois avec un décalage de temps variable, pour un effet de canon) et de se réembobiner sur le magnéto 1 (il faut bien sûr un appareil enregistreur supplémentaire, qu'il s'agisse d'un magnétophone à bande libre ou numérique, d'un enregistreur DAT, d'un graveur de CD, etc...). Il est alors possible d'influer avec sa main sur le déroulement de la bande devant les têtes du magnéto 2 – un effet largement utilisé par moi dans mes Vingt-quatre préludes à la vie (voir le blog du 8 janvier 2023). Ce tournage a eu lieu au studio 116C du Groupe de Recherches Musicales, où je travaillais à ma Deuxième symphonie (voir L'Histoire de mes musiques concrètes, du 19 février 2023), et, je ne le savais pas encore, c'était la dernière fois que je composais – avec quel plaisir - dans un studio professionnel.
Ceci pour introduire un texte ancien ci-dessous, que j'ai promis de republier, et qui est forcément daté. Il a été écrit en 2004, pour paraître en plusieurs fois dans la revue Revue & Corrigée, dont s'occupait alors encore mon ami Jérôme Noetinger, puis revu et corrigé en 2006. J'en reproduis l'essentiel, et rajouterai seulement à la fin quelques considérations dictées par les vingt ans écoulés depuis. ...
LA CRÉATION DES SONS POUR LA MUSIQUE CONCRÈTE, une problématisation, chapitre 6
11 janvier 2026
En travaillant sur un film que je consacre à mes musiques concrètes, et pour lequel je cherche des images qu'on puisse leur superposer sans que celles-ci s'accaparent ce qu'on entend, le phagocytent, j'ai essayé – ce n'est pas définitif – ce que cela donne d'associer un extrait de mon Prisonnier du son, un monodrame de musique concrète composé en 1972, à l'image d'un reflet mouvant du soleil dans l'eau, filmée lors d'un voyage au Japon. Ce qu'on lit en bas est la traduction anglaise du monologue en français que je chuchote (dans la version concert, ce sous-titre sur fond d'écran noir sera tout ce qu'on verra) : « Il y a toujours un risque d'accrochage ». L'auditeur du Prisonnier du son comprend, dans la scène, que l'accrochage désigne l'effet Larsen, qui effectivement se produit dix secondes plus tard, sur ma voix.
Dans cette première œuvre d'une certaine dimension, qui m'a préparé à faire mon Requiem (elle a été éditée en CD par Empreintes Digitales), je mettais en scène, en le provoquant volontairement, un effet parasite et fascinant : le risque que se produise entre un micro et le haut-parleur qui reprend ce que ce micro reçoit une explosion de stridence par bouclage. De même, ces rayons lumineux m'évoquent la stridence visuelle qui se produirait si je filmais le soleil directement . ...